·Dilyus Gabitov

Combien coûte un site internet pour une entreprise : le devis ligne par ligne

Pourquoi le même site est chiffré 250 € et 8 000 €. Les quatre paramètres qui font vraiment bouger le montant, les lignes qui disparaissent des devis bon marché, et les cinq questions à poser avant de signer.

Combien coûte un site internet pour une entreprise : le devis ligne par ligne

Demandez le prix d’un site à trois prestataires et vous obtenez trois montants sans rapport entre eux. Ce n’est pas que deux d’entre eux mentent : c’est que le mot « site » ne décrit pas un périmètre.

Voici ce qui fait réellement bouger le montant, ce qui doit y figurer même sans être mentionné, et comment lire un devis avant de le signer.

Les quatre paramètres qui font le prix

Ni le graphisme, ni la notoriété du studio. Quatre éléments, que vous pouvez évaluer avant le premier rendez-vous.

1. Le nombre de types de pages, pas le nombre de pages

Vingt pages de prestations bâties sur un même gabarit représentent un seul travail. En revanche, une page d’accueil, une fiche produit, un panier et un espace client font quatre types différents : quatre mises en page, quatre séries d’états et quatre façons de se tromper.

C’est pourquoi, dans notre grille, un site d’entreprise de services démarre à 250 € et une boutique en ligne à 600 € pour une qualité d’exécution identique. La boutique a trois fois plus de types de pages, et la moitié d’entre eux savent tomber en erreur.

2. La présence d’un calcul

Un calculateur de prix, un sélecteur par critères, un configurateur : ce n’est pas un bloc à poser sur une page, c’est une logique qu’il faut écrire, valider et éprouver sur les cas limites.

Le client connaît sa formule de tête et ne l’a jamais mise sur le papier ; une bonne moitié du travail consiste à l’y mettre. Un site avec calculateur et catalogue démarre à 300 € chez nous, et l’écart avec le tarif de base paie cette mise au clair.

3. Le nombre de langues

Une deuxième langue ne se résume pas à traduire des textes. C’est deux fois plus de contenu à maintenir, des adresses distinctes, un balisage hreflang, un sélecteur de langue qui doit mener à une page existante, et un plan de site qui ne ment pas.

Nous nous y sommes brûlés sur notre propre site : le sélecteur menait vers des adresses inexistantes et le blog servait quinze pages à partir de huit articles. Une version multilingue n’est jamais bon marché ; elle est soit honnête, soit cassée.

4. Ce à quoi le site est relié

Un formulaire qui envoie un courriel ne coûte rien. Un formulaire qui dépose la demande dans votre outil, rapproche les doublons et sait signaler qu’il n’est pas passé relève de l’intégration, et cela se chiffre à part.

Ce qui doit être compris, même sans être dit

Ces lignes ne figurent pas dans les devis parce qu’elles sont ennuyeuses. Elles sont pourtant faites dans tout projet réel : absentes du devis, elles sont soit absentes du site, soit facturées ensuite.

Les textes. Pas du faux-texte ni la paraphrase d’un concurrent, mais ce qui répond à la question du visiteur. C’est la ligne la plus sous-estimée : le client compte les écrire lui-même, puis envoie trois paragraphes au bout d’un mois.

L’affichage mobile. Plus de la moitié des visites viennent d’un téléphone, et un tableau qui se disloque à 375 pixels coûte plus cher que la vérification économisée.

Le raccordement du domaine, de l’hébergement et de la mesure d’audience. Sans le dernier, vous ne saurez jamais si le site fonctionne, et toute discussion sur la rentabilité devient une affaire d’impressions.

Le référencement technique de base : vitesse, titres, plan de site, balisage. Ce n’est pas du référencement payant ni du contenu, c’est ce sans quoi le référencement n’a aucune base de départ.

Où le prix se gonfle

Trois procédés reviennent souvent.

Le « design unique » à la place du design utile. Le graphisme coûte de l’argent là où il tranche une question : ce que l’on voit d’abord, où l’on clique. Les animations sur chaque bloc ne changent ni les demandes reçues ni les positions, et figurent au devis comme une étape à part.

Le tarif à la page. « Une page égale N euros » arrange le prestataire : les pages se dupliquent sans effort, et la vingtième page du même gabarit ne demande aucun travail. Regardez les types, pas le nombre.

Un outil de gestion de contenu dont vous n’avez pas l’usage. Si l’on vend un site de six pages avec une machinerie lourde, demandez ce que vous y modifierez. La réponse est souvent « rien », et le prix comprend l’installation et sa maintenance obligatoire.

Combien de temps

Un site d’entreprise de services : à partir de 7 jours. Une boutique : à partir de 14. Ce sont des délais de travail, pas des délais incluant vos allers-retours.

En pratique, un projet ne prend pas de retard sur le développement mais sur la validation des contenus. Ceux qui désignent une personne responsable des textes et des photos tiennent les délais ; les autres, jamais.

Cinq questions avant de signer

Ce qui est compris dans le prix, écrit noir sur blanc. Si les textes, l’affichage mobile et la mesure d’audience n’y sont pas, demandez leur coût séparé.

À quel nom sont enregistrés le domaine et l’hébergement. La bonne réponse est : au vôtre.

Ce qui se passe après la mise en ligne et ce que cela coûte. Une maintenance « offerte, entre nous » n’existe pas.

Qui rédige les textes et à partir de quoi. Si la réponse est « vous nous les enverrez », prévoyez ce temps dans votre planning.

Ce qui se passe si le périmètre s’élargit. Chez nous c’est au contrat : on en discute avant de le faire, pas au moment de facturer.

En résumé

Le prix tient aux types de pages, à la présence d’un calcul, au nombre de langues et aux intégrations. Les textes, le mobile, la mesure d’audience et le référencement technique doivent figurer dans le tarif de départ, sans quoi vous achetez une ébauche. Et le site le plus cher reste celui qu’il a fallu faire deux fois.

La grille avec les délais et les montants de départ est sur la page des tarifs, et ce que nous faisons de bout en bout est décrit dans le développement Next.js. Pour une fourchette sur votre cas, décrivez-le : le devis est arrêté avant le démarrage.

Montrez-nous le processus qui vous agace le plus

Nous y consacrons 45 minutes ensemble. Vous repartez avec un schéma et une estimation, même si vous ne nous achetez rien.